584 SEMIRAMIS. ACTE CINQUIEME.
Ton cœur n’a pas fur moi conduit ta main cruelîa.Quand Ninus expira j’étais plus criminelle.
J’en fuis assez punie. II ell donc des forfaits,
Que le courroux des dieux ne pardonne jamais !Niiíias, Azéma, que votre hymen eflaceL’ opprobre dont mon crime a souillé votre race} ■D’une mère expirante approchcz-vous tous deux ;Donnez-moi votre main; vivez, régnez heureux :Get espoir me console, il mêle quelque joieAlix horreurs de la mort où mou aine est en proie.Je la sens . .. elle vient... songe à Sémiramis,
Ne hais point fa mémoire : ô mon fils, mon cher fils—C’en c-st fait.
o R o e s.
La lumière à ses yeux est ravie.
Secourez Ninias, prenez foin de fa vie.
Far ce terrible exemple apprenez tous, du moins,Que les crimes secrets ont les dieux pour témoins.Plus le coupable est grand, plus grand est le supplice.Rois, tremblez sur le trône, et craignez leur justice.
Fin du cinquième et dernier acte .