ACTE QUATRIEME. 35?
Qu’un prétexte de plus ne peut nous éblouir vQae j'ai donné mon ordre, et qu’il Faut obéir.MASSINISSE.
AKî c’en est trop enfin; cet excès d’snfolencePour la dernière fois tente ma patience.
(; nettar.t la main à son épée.)
Traître! ôte - moi la vie, ou meurs de cette maintLUIS.
Prince, si je n’étais qu’un citoyen romain,
Un tribun de l’armée, un guerrier ordinaire,
Vous me verriez bien:ôt prêt à vous satisfaire*
Lélie avec plaisir recevrait cet honneur ;
Mais député de Rome et de mon empereur,Commandant en ces lieux, tout ce que je dois faire,C’est d’arrâter d'un mot vstre vaine colère....Romains, qu’on m’en réponde.
( les Licteurs entourent Jllafltnijje et le désarment. )
MASSINISSE.
Ah, lâche !... mes soldatsMe laissent fans défense 1
LELIE.
Ils ne paraîtront pas ;
Ils font, ainsi que vous, tombés en ma puissance.Vous avez abusé de notre confiance !
Quels que soient vos desseins, ils font tous prévenus;Et nous vous épargnons des malheurs superflus.
Si vous voulez de Rome obtenir quelque grâce »Scipion va venir ; il n’est rien que n’effaceA ses yeux inlulgens un juste repentir.
Rentrez dans le devoir dont vous osiez sortir.
On vous rendra, Seigneur, vos soldats et vos armesQuand fur votre conduite on aura moins tl’alarmes,