ACTE QUATRIEME.
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SCENE ï V.
SCIPION, MASSINISSE, Licteurs.
(Scipion tient un r ouït M à la main,')MAssiNIssS,
"Venez- vous insulter à mon heure dernière?Dans l’abyme où je fuis venez-vous m’enFoncer,Marcher fur mes débris ?
SCIPION.
Je viens vous embrasser.J^i su votre faiblesse et j’en ai craint la fuite.
Vous devez pardonner si de votre conduiteMa vigilance heureuse a conçu des soupçons;
Plus d une fois l’Afrique a vu des trahisons.
La nièce d’Annìbal, à votre cœur trop chè e,
M’a forcé malgré moi de me montrer sévère.
Du nom de votre ami je fus toujours jaloux,'
Mais je me dois à Rome, et beaucoup plus qu'^vous.Je n’ai point démêlé les intrigues secrètesQi;e pouvaient préparer vos Fureurs inquiètes,
Et de fout prévenir je me fuis contenté.
Mais à quelque attentat que Ton vous ait poité,Voulez-vous maintenant écouter la justice,
Et rendre à Scipion le cœur de Mastìnisse ?
Je ne demande rien que la foi des traités ;
Vous les avez toujours fans réserve attestés.
Les voici; c’est par vous qu*à moi-mème promise,Sephoniîbe en mon camp devait être remise.
Lisez. Voilà mon nua, et voilà vitre seing.