EPITRE.
Ç
deux, dans le parterre à toutes les pièces nou-velles , et s'en retourne bien vite à la cour, oùelle demeure la plus grande partie de l’année.
Vous le savez , vous, le digne disciple du ma-réchal de Vilíars , dans la plus brillante et laplus noble de toutes les carrières. Vous vites cehéros qui sauva la France, qui sut si bien faire laguerre et la paix, ne jouir de sa réputation qu’àl’âge de quatre-vingts ans.
11 fallut qu’il enterrât son siècle, pour qu’uunouveau siècle lui rendit publiquement justice.On lui reprochait jusqu’àses prétendues richesses,qui Rapprochaient pas, à beaucoup prés , decelles des traitans de ces cemps-là ; mais ceuxqui étaient si bassement jaloux de fa fortune Ru-saient pas, dans le fond de leur cœur, envier fagloire , et baissaient les yeux devant lui.
Quand son successeur vengeait la France etl’Espagne dans l’ile de Minorque , l’envie necriait-elle pas qu’il ne prendrait jamais Mahon ;qu’it fallait envoyer un autre général à fa place ?Et Mahon était déjà pris.
Vous sites des jaloux dans plus d’un genre;niais ce n’est ni au général ni au plus aimable desFrançais que je m’adresse ici, je ne parle qRàmon doyen. Comme il fait le grec auffi-bien quemoi, je lui citerai d’abord Hésiode qui, dansYErga kai inierai, connu de tous les courtisans,dit en termes formels :
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