ACTE QUATRIEME.
6r
A S T E R I E.
Mon père !
T E U C E R à ses gardes.
Qu’on délivre Datame en ce moment prospère......
Vous, écoutez.
ASTERIE.
O Ciel ! ô destins inouïs !
Oui, si je fuis à vous, Datame est votre fils.
Je vois, je reconnais votre ame paternelle.
D I C T I M E.
Seigneur , voyez déjà la faction cruelleDans le fond de ce temple environner Phares :Déjà de la vengeance ils font tous les apprêts ;
On court de tous côtés. Des troupes fanatiquesVont le fer dans les mains inonder ces portiques.Regardez Mérione , on marche autour de lui ;Tout votre ami qu’il est, il paraît leur appui.Est-ce là ce héros que j'ai vu devant Troye?Quelle fureur aveugle à mes yeux se déploie ?L’inflexible Phares a-t-ildans tout les cœurs• Des poisons de son ame allumé les ardeurs ?
II n’entendit jamais la voix de la nature.
II. va vous accuser de fraude , d'imposture.Datame en sa puissance, et de ses fers chargé,
A reçu son arrêt, et doit être égorgé.
ASTERIE.
Datame ! ah ! prévenez le plus grand de ses crimes.
T E U C E R.
Va , ni lui ni ses dieux n’auront plus de victimes ;Va, l’on ne verra plus de pareils attentats.
D I C T I M E.
Tranquille, il frapperait votre fille en vos bras J