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Son esprit mâle et ferme-, et même nn peu sauvage ;Des faiblesses d’amour entend peu le langage.Honore par son roi du nom d’ambassadeur,
II soutiendra vos droits avant que fa valeurSe serve ici pour vous , dignement occupée,
Des dernières raisons, les canons et l’épée.
Mais jusques-là dom Pèdre est le maître en ces lieux»TRANSTAMARE.
Lui le maître ! ah ! bientôt tu nous connaîtras mieux.
11 veut l’être en effet; mais un pouvoir suprêmeS’élève et s’affermit au-dessus du roi même.
Dans son propre palais les états convoquésSe font en ma faveur hautement expliqués;
Le Sénat Castillan me promet son suffrage.
A dom Pèdre égalé, je n’ai pas l’avantageD’être né d’un hymen approuvé par la loi ;
Mais tu fais qu’en Europe on a vu plus d’u n roi.Par soi-même élevé , faire oublier l’iujureQu’une loi trop injuste a faite à la nature.
Tout est au plus heureux, et c'est la loi du fort.
Un bâtard échappé des pirates du NordA soumis l'Angleterre; et maigre tous leurs crimes,Ses heureux descendons font des rois légitimes;
J’ose attendre en Espagne un aussi grand destin.
A L M E D E.
Gueselin vous le promet; ct je me flatte enfinQjie dom Pèdre à vos pieds peut tomber d* son trône,Si le Français l’attaque, et l’Anglais l’abandonne.
TRANSTAMARE.
Tout annonce fa chute; on a su souleverLes esprits mécontens qu’iî n’a pu captiver.
L’opinion publique est une arme puissante ;
J’en aiguise les traits. La ligue menaçante