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Que fcnt-i!s en ces lieux ?.... Et vous, répcndez-ffioi,Vous aimez la vertu, même en flattant le roi jVous ne voudriez pas île la moindre injustice,
Fût-ce pour le servir, vous rendre le complice?
I D A S.
C’est m’ontrager, Seigneur, que me ie. demander,p o L e m o N.
Mais il règne, on l’outrage; il peut vous commanderCes actes de rigueur, ces effets de vengeanceQui ne trouvent souvent que trop d’obéissance.
1 D A s.
II isolerait: sachez , s’il a de tels desseins,’
Qu’il ne les confira qu’aux plus vils des humains,Osez-vous accuser le roi d’être parjure ?
p o l e m: o n.
II a dissimulé l'excès île son injure;
II garde un froid silence; et depuis qn’il est roi,
Ce cœur que j’ai formé s’cst éloigné de proi.la vengeance en tout temps a fouillé ma patrie .*
La race dè Pélops tient de la barbarie.
Jamais prince en effet ne fut plus outragé.
Ne vous at-il pas dit qu’on le verrait vengé ?
1 D a s.
Oui ; mais depu : s, Seigneur , dans son ame ulcérée rAinsi que parmi nous, j’ai vu la paix rentrée.
A ce juste courroux dont il fut possédé,
Par degrés à mes yeux le calme a succédé.
II est devant les dieux ; déjà des sacrifices,
Dans ce moment heureux, on goûte les prémices.
Sur la coupe sacrée on va jurer la paix
Que vos soins ont donnée à nos ardens souhaits.
P O L E M O N.
Achevons notre ouvrage; entrons» la porte s’ouvre;De ce saint appareil la pompe se découvre (a)
(a) Ici on apporte l’autel avec la coupe. La reine, ErofetíThiejle se mettent à un des côtés. Polman et là-, en la saluant,fe placent de l’autre.