Buch 
Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
Entstehung
JPEG-Download
 

DES P E E 0 F I D E S. 273

Que fcnt-i!s en ces lieux ?.... Et vous, répcndez-ffioi,Vous aimez la vertu, même en flattant le roi jVous ne voudriez pas île la moindre injustice,

Fût-ce pour le servir, vous rendre le complice?

I D A S.

Cest montrager, Seigneur, que me ie. demander,p o L e m o N.

Mais il règne, on loutrage; il peut vous commanderCes actes de rigueur, ces effets de vengeanceQui ne trouvent souvent que trop dobéissance.

1 D A s.

II isolerait: sachez , sil a de tels desseins,

Quil ne les confira quaux plus vils des humains,Osez-vous accuser le roi dêtre parjure ?

p o l e m: o n.

II a dissimulé l'excès île son injure;

II garde un froid silence; et depuis qnil est roi,

Ce cœur que jai formé scst éloigné de proi.la vengeance en tout temps a fouillé ma patrie .*

La race Pélops tient de la barbarie.

Jamais prince en effet ne fut plus outragé.

Ne vous at-il pas dit quon le verrait vengé ?

1 D a s.

Oui ; mais depu : s, Seigneur , dans son ame ulcérée rAinsi que parmi nous, jai vu la paix rentrée.

A ce juste courroux dont il fut possédé,

Par degrés à mes yeux le calme a succédé.

II est devant les dieux ; déjà des sacrifices,

Dans ce moment heureux, on goûte les prémices.

Sur la coupe sacrée on va jurer la paix

Que vos soins ont donnée à nos ardens souhaits.

P O L E M O N.

Achevons notre ouvrage; entrons» la porte souvre;De ce saint appareil la pompe se découvre (a)

(a) Ici on apporte lautel avec la coupe. La reine, ErofetíThiejle se mettent à un des côtés. Polman et-, en la saluant,fe placent de lautre.