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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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Page 2gi, ligne 14.

, M E M N 0 N.

Je hais autant que vous ces censeurs intraitables,Dans leur austérité toujours inéb anlables,

Ennemis de lEtat, ardens à tout blâmer,

Tyrans de la nature, incapables daimer.

ALEXIS.

A ce poste important, non moins que difficile,

Jai pensé mûrement, tu peux être tranquille.

Toi qui -lis cans mon cœur, il ne t'est point suspect}Pour ia religion tu connais mon respect.

J Fait choix dun mortel dont la douce sagesseN-* mettra dans ses foins l'orgneil ni la rudesse;Pieux lans fanatisme, et Fait peur sattirerLes cœurs que son devoir loblige déclairer.

Quand des ministres saints tel est le caractère ,

La terre est à lcuts pieds, les aime et les révère.

M E m n o N.

Les ordres de lEtat avilis, abattus

Vont être reieeés, Seigneur , par vos vertus}

Mais songez que Léonce est le père dIrène ;

Et quoiquil ait voulu la Former pour la haine,

Elle chérit ce père ; et même pour aopuiIrène en ce grand jocr après vous na que lui.Fa.'den;;ez, mais je crains que cette violenceNe soft au cœur dIrène une étemelle offense.

Page -«7, ligne ç.

Ouà laisser dans ses mains les rênes de lempire.Oui , mon cœur consolé se partage entre vous,

I.ène ; et je reviens son fils et votre époux.

, IRENE.

Suivez ses pas, Zoé: vous qui me fûtes chère,Vous le seiez toujours..

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