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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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VARIANTES

304

LE MARQUIS.

Ah, quai-je lu! que souvent nous voyousD affreux secrets dan. d'illussres maisons !

De tant de coups mon aine est oppressée;

Je ne vois rien, je nai point de pensée.

Ah! pour jamais il faut quitter ces lieux :

Ils métaíent chers, ils me sont odieux.

Quel jour pour nous! quel parti dois - je prendre ?Le malheureux ose chez moi se rendre !

Le voyez-vous?

P O R M E N E.

Ah! Monsieur, je le vois,

Et je frémis.

LE MARQUIS.

11 passe, il vient à moi.

Daignez rentrer, Madame, et que fa vueNaocroisse pas le chagrin qui vous tue ;

Cest à moi seul de lentendre ; ct je croisQue ce sera pour la dernière fois.

Sachons dompter le courroux qui manime. 1

( en regardant de loin. )

II semble, à Ciel ! quil connaisse son crime*

Que dans ses yeux je lis dégarement!

Ah ! lon nest pas coupable impunément.

Comme il rougit! comme il pâlit... le traître!

A mes regards il tremble de paraître:

Cest quelque chose.

{tandis qu'il parle , Dortnène se retire tn regardantattentivement Gernance. )

SCENE