V
?I8 VARIANTES
Fait ma Fortune; et tout le monde ditOu’il fait la tienne, et l’on s’en réjouit.
Tu vas, dit-on, devenir chevalière :
Cela te sied, car ton allure eiì fière.
On te fera dame de qualité,
Et tu me recevras avec bonté.
ACANTE.
Ma chère enfant, je fuis fort satisfaiteOue ta fortune ait été si tôt faite.
Mon coeur ressent tout ton bonheur.... Hélas!Elle est heureuse, et je ne le suis pas ■
COLETTE.
Hue dis-tu là! qu’as-tu donc dans ton ame ?Peut-on souffrir quand on est grande dame?
A C A N T E.
Va, cqs seigneurs qui peuvent tout oserN’enièvent point, crois-moi, pour épouser.
Four nous, Colette, ils ont des fantaisies,
Non de l’arnour; leurs démarches hardies,
Leurs procédés montrent avec éclatTout le mépris qu’iís font de notre état :
C’est ce dédain qui me met en colère.
colette.
Bon , des dédains ! c’est bien tout le contraire ;Rien n’est plus beau que ton enlèvement;
On t’aime . Acante, on t’aime assurément.
Le chevalier va t’épouser, te dis-je,
Tout grand seigneur qu’il est. . . . cela t’afïïige ?
ACANTE.
Mais Monseigneur le Marquis, qu’at-il dit ?
COLETTE.
Lui? rien du tout.
ACANTE.
Hélas!
COLETTE.
C’est un esprit