VARIANTES
DE CHARLOT
OU LA COMTESSE DE GIVRY.
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J E Fais ce que je dois.
II m’eût été bien doux de consacrer ma vieA servir dignement la divine Jolie.
Heureux qui, recherchant la gloire et le danger,Entre un héros et vous pourrait Ce partager !Heureux à qui i’éclat d’urie illustre naissanceA permis de nourrir cette noble espérance !
Pour moi qu’aux derniers rangs le fort veut captiver,Vers la gloire de loin C je puis m’élever,
Si quelque occasion, qulque heureux avantage,
Peut jamais pour mon prince exercer mon courage,De vous , de vos bontés, je voudrais obtenirPour prix de tout mon saríg un léger souvenir.
JULIE.
Ah ! ie me souviendrai de vous toute ma vie.
Elevée avec vous, moi! que je vous oublie!
Mais vous ne quittez point la masson pour jamais.Madame la comtesse et sc s dignes bienfait ;
Une très-nonne mère et s’il le faut, moi-même ,Tout vous doit rappeler, tout le château vous aime.Ma bonne, ordonnez lu! de.revenir souvent.
Mme A U e o N N E, en sJupirant.
Je ne souffrirai pas un long éloignement.
CHARLOT.
Ah! ma mère, à mon cœur il manque l'éloquence.Feigrez-lui les transports de ma reconnaitlànce,Faites-moi mieux parler que je ne puis.
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T. u. Variantes, etc ,