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Adieu tant de rachats, adieu tant de ménagés,
Adieu faveurs, grandeurs, adieu le temps qui court,Adieu les amitiés et les amis de cour etc.
11 ne voulut jamais changer de religion ; cependant il fut «lespremier? à conseiller à Henri IV <P aller á la messe. Le cardinald u Perron l’exhortant un jour à quitter le calvinisme , il lui ré.pon dit : Je rneferai catholique quand vous aurezsupprimé P évangileear il est Jî contraire a P Eglise romaine que je ne peux pas croire queVun et P autre aient été inspirés par le mente esprit.
Le pape lui écrivit un jour une lettre remplie de louanges futla sagesse de son ministère ; le pape Unissait sa lettre somme unbon pasteur , par prier Dieu quMl ramenât sa brebis égaré'.*,et conjurait ie duc de Sully de íè servir de ses lumières pourentrer dans la benne voie. Le duc lui répondit fur le mêm.eton ; il Tassura qssil priait Dieu tous les jours pour la converíìonde fa sainteté. Cette lettre est dans ses mémoires.
Ce font les écrivains qui font la réputation des ministres.Pour les bien juger, il faudrait non.seuiement connaître lesprincipes de ^administration , mais encore avoir lu les lois,les règlemens que-cís ministres ont faits, et savoir quelle a étél’infliience de ces lois, de ces règlemens, fur la nation entière,fur les différentes provinces. Presque personne ne prend‘cette peine ; et on juge les ministres fur la parole des his-toriens ou des écrivains politiques.
Sully et Colbert en font un exemple frappant. Sous le règnede Louis XIV les gens de lettres français étaient en généralplongés dans une ignorance profonde stu-tout ce qui regardait^administration d’un Etat ; et ies hommes qui se mêlaientd’affaires étaient hors u’état d’éctire deux phrases qu’on putlire. Le système tourna vers ces objets les esprits de tousles ordres. On s’occupa beaucoup ds commerce; -et commeColbert avait fait un grand nombre de règlemens fur les ma-nufactures, comme il avah encouragé le commerce mari-time, fermé des compagnies, il devint dans tous les écritsle modèle des grands ministres. Cependant les sciences poli-tiques firent pir-tout des progrès ; on cherchait à les appuyerfur des principes généraux et fixes, on e.n trouva quelques-uns. On observa dans î’admniistration de Cótbert un grandnombre de défauts ; mais on avait befpin d’otfrìr un autreobjet à Tadmiration publique , et on choisit Sully : le choixétait heureux. Ministre , confident , ami dhm roidont la mémoire est chériè et respectée, il avait conservéJa réputation d'un homme (Tune vertu forte, d’une fran*