EPITRE
170
Vous exercez mi magique pouvoirQui fait aimer ce qu’on ne saurait lire,
On bat des mains, et fauteur ébaudiSe remercie, et pense être applaudi.
La toile tombe, alors le charme cesse,.
Le spectateur appoitait des prélevsA.sscz communs de sifflets ct d’emns;
II fait deux lots quand il fort de Pivrelle,
L’un pour fauteur, l’autre pour son appuisL’encens pour vous, et les sifflets pour lui.
Vous cependant au doux bruit des élogesQui vont pleuvant de l’orcbestre et des loges,Marchant en reine, et traînant aptes vausVingt courtisans l’un de l’autre jaloux,
Vous admettez près de votre toiletteDu noble essaim la cohue indiscrète;
L’un dans la main vous glisse un billet doux;L’autre à saisi (2) vous propose une fête;
Josse avec vous veut souper tête à tête;
Canda'e y soupe, et rit tont haut d’eux tous.
On vous entoure, on vous presse, on vous Irise.
Le pauvre auteur est tapi dans un coin,
Se fait petit, tient à peine une place.
Certain marquis l’apercevant de loin ,
Dit Ah', c'eft vous, bon jour, monsieur Pancrace,Bon jour. 1 vraiment votre pièce a du bon.
Pancrace fait révérence profonde,
Bégaie un mot, à quoi nul ne répond,
Puis fe retire , et se croit du beau monde.
Un intendant des plaisirs dits menus ,
Chez qui les arts sont toujours bien venus,
( r ) Le traducteur amis £ affina lieu de Kinsmgton .