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Qui vofclaient, pour loyer de tes rimes sincères ,Couronné de Jauriers Convoyer aux galères ;
Ces petits beaux esprits craignaient la vérité,
Et du sel de tes vers la piquante âcreté.
Louis avait du goût, Louis aimait la gloire;
11 voulut que ta muse assurât sa mémoire ;
Et satirique heureux , par ton prince avoué ,
'Tu pus censurer tout, pourvu qu’il fût loué.
Bientôt les courtisans , ces singes de leur maîtresSurent tes vers par cœur , et crurent s’y connaître :On admira dans toi jusqu’au style un peu durDont tu défiguras le vainqueur de Namur ;
Et fur l’Amour de dieu ta triste psalmodie,
Du haineux janséniste en son temps applaudie ;
Et l'Equivoque même , enfant plus ténébreux , .D’un père fans vigueur avorton malheureux.
Des Muses dans ce temps an pied du trône assisesOn aimait les talens, on passait les sottises.
Un maudit écossais, chassé de son pays ,
.Vint changer tout en France, et gâta nos esprits.L’Espoir trompeur et vain, l’Avarice a» teint blême,Sous l’abbé Terrasson (4) calculant son système,
estimé et recherché clans cette maison, mauvais poète, àla vérité, mais homme fort savant, et, ce qui est éton-nant, hon critique; Cotin , non moins plat pacte-,-et deplus , plat prédicateur , mais homme de lettres et aimabledans la société ; d autres encore , dont' aucun ne lui avaitdonné le moindre sujet de plainte. II n’en est pas de mêmede notre auteur; il n’a jamais rendu ridicules que ceuxqui Pont attaqué; et en cela il a très-bien fait, et nousl'exhurtons à continuer.
( 4 ) Sous Vabbé Terrajpm , etc.
L’abbé TcmtJJhn , traducteur de Dhdore de Sicile,.phi-losophe et savant, mais entêté du système de Lcjs : il ntimprimer, le 21 juin 17îO, une brochure dans laquelleil démontrait que les billets de banque étaient fort prête-