STANCES
Ah ! si jamais de ma façonDe vos attraits on voit l’image*
On fait comment PigmalionTraitait autrefois son ouvrages
XX I V.
A MADAME DU DEFFANf
A Ferney , le 16 .novembre I77Z-
Ïí É quoi, vous êtes étonnéeQu’au bout de quatre-vingt hivcMMa muse faillie et surannéePuisse encor fredonner des vers?
Quelquefois un peu de verdureRit fous les glaqons de nos champs»Elle console la nature ,
Mais elle sèche en peu de temps.
Un oiseau peut fe faire entendreAprès la saison des beaux jours;
Mais fa voix n’a plus rien de tendre»11 ne chante plus ses amours.
Ainsi je touche encor ma lyre ,
Qui n’obéif plus à mes doigts»
Ainsi j'eisaie encore ma voixà moment même qu'elle expire.
Je veux dans mes derniers adieux»Disait Tibulle à son amante,
Attacher mes yeux fur tes yeux.
Te presser áe ara main mourante. ^