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Silence, imposture outrageante;De'cliirez-vous , voiles affreux jPatrie auguste et florissante,
Connais-tu des temps plus heureux? (a)
De la cime des PyrénéesJufqu’à ees rives étonnéesOù la mort vole avec l’effroí,
Montre ta gloire et ta puissance ;
Mais pour mieux connaître la France,
Qu’.on la contemple dans son roi.
Quelquefois la Grandeur trop fière,
Sur son front portant les dédains,
Foule aux pieds dans fa marche altièreLes rampans et faibles humains. (f>)
' Les Prières humbles, tremblantes,
Pâles, fans force , chancelantes ,
Baissant leurs yeux mouillés de pleurs,Abordent ce monstre farouche,
Un indigne éloge à la bouche,
Et la haine an fond de leurs cœurs.
Favori du dieu de la guerre , (c)
Héros dont 1 éclat nous surprend ,
De tous les vainqueurs de la terreLe plus modeste est le plus grand.
O Modestie , ô douce imageDc la belle aine du vrai sage !
osé prononcer cette vérité si consolante , qni depuis plis»sieurs siècles le genre humain en Europe a fait des pastrès-lensibles vers la lageile et le bonheur ; et qu’il doitces avantages aux progrès des sciences et de la philosophie.
On trouvera dans le Dictionnaire fhilesofhivte une parodiede ces mêmes vers d'Horafe. .