ODE A LA VERITE. 37*
ODE XIII.
A L A VÉRITÉ, (i)
"VÉbitÈ , c’est toi que j’implore ;
Soutiens ma voix, dicte mes vers:
C'eff toi qii’on craint et qu'o» adore,
Toi qui fais trembler lès pervers;
Tes yeux veillent fur la justice ;
Sous tes pieds tombe î’artificeyPar la main du Temps abattu ;
Témoin sacre', juge inflexible,
Tu mis ton trône incorruptibleEntre l’iudace et la vertu.
Qu’uii autre en sa fougue hautaine,Insultant aux travaux de Mars ,
Soit le Batteur du prince Eugène ,
Et le Zoïle des Césars >
Qu’cn adoptant Terreur commune,
II n’impute qu'à la fortune
Les succès des plus grands guerriers ;
Et que du vainqueur du Granique- Son éloquence satiriquePense avoir flétri les lauriers, (r)
Illustres fléaux de la terre,
Qui dans votre cours orageuxAvez renversé par la guerreO autres brigands moins courageux ,
(ta Cette ode est de l’annie 1762 , dans le temps de Tas»,lieuse aventure des Calas.
(2) AI! List u n à l’ode à la Forlur.e , fi vantée dans les sel»íéges.