LETTRES
EN VERS ET EN PROSE.
LETTRE PREMIERE.
A M. L’ABBÉ DE B U S S IJ
DEPUIS EYEQUE DE LUÇON.
1716.
JNJ”otí, nous ne sommes point tous rfetijjAuíïi médians qu'on le publie ;
Et nous ne sommes , quoi qiìon die jQue de simples voluptueux,
Content de couler notre vieAu sein des Grâces et des Jeux.
Et si dans quelque douce orgieVotre prose et ma poésie,
Contre les discours ennuyeuxOnt fait quelque plaisanterie,
Cette innocente raillerieDans ces repas digne des DieuxJette une pointe d’ambrosie.
II me semble que je suis bien hardi de me met-tre ainsi de niveau avec vous, et de faire mar-cher d’un pas égal les tracasseries des femmes etcelles des poètes. Ces deux espèces font assezdangereuses. Je pourrai bien , comme vous, pas-ser loin d’elles mon hiver ; du moins je resterai àSully après le départ du maître de ce beau séjour»
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