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Fontaine-Martd} c.ar si vous restez à Tours feu»lement encore quinze jours, il y aura assurémentune députation du Parnasse pour venir vous cher-cher. Elle fera composée de ceux qui font desvers, de ceux qui les récitent, de ceux qui lesnotent, de ceux qui les chantent, de ceux qui s’yconnaissent.il faudra que tout cela vienne vous en-lever de Tours,ou s’.y établir avec vous. Je me mê-lerai parmi messieurs les députés, et je vous dirai;Un parlement n’eft nécessaireQue pour tout maudit chicaneur ;
Mais les gens iVesprit et d’honneurFont à plaisir leur feule affaire.
Plaignez leur delìin rigoureux :
Six semaines de votre absenceLes sut tons rendus malheureux;
Rendez^vous à leur remontrance,
Et revenez vivre avec eux.
Tout en ira bien mieux en F rance.
Permettez - moi d’assurer M. le président deJdibtrt de mes respects, et daignez m’honorerde votre souvenir.
LETTRE XIX.
A M. DE C I D E V I L L E.
A Paris , ce samedi 15 novembre 1732.
J’arkive de Fontainebleau, mon cher ami;mais ne croyez pas que j’arrive de la cour. Je neme fuis point gâté dans ce vilain pays.