ÍOS ECRIVAINS
à rendre compte que de vérités découvertes,mais il fallait souvent qu’il expliquât des opi-nions combattues les unes par les autres, etdont la plupart font détruites.
Les éloges qu’il prononça des académiciensmorts ont le mérite singulier d,e rendre lessciences respectables, et ont rendu tel lersrauteur. En vain l’abbé des Fontaines et d’autresgens de cette eípèce ont voulu obscurcir faréputation , c’est le propre des grands-hommesd’avoir de méprisables ennemis. S’il fit im-primer depuis des comédies froides, peu théâ-trales, et une apologie des tourbillons deBise art es, on a pardonné ces comédies enfaveur de fa vieillesse,' et son cartésianisme enfaveur des anciennes opinions qui dans fa jeu-nesse avaient été celles de r’Europe.
Enfin on l’a regardé comme le premier deshommes dans l’art nouveau de répandre de lalumière et des grâces fur les sciences abstraites,et il a eu du mérite dans tous les autres genresqu’íl a traités. Tant de talens ont été soutenuspar la connaissance des langues et de l’histoire,et il a été fans contredit au-dessus de tousles savans qui n’ont pas eu le don de f inven-tion.
Son biftoire des oracles , qui n’est qu’unabrégé très-sage et trés-modéré de la grandehistoire de Vandale, lui fit une querelle assezviolente avec quelques jésuites compilateursde la vie des saints, qui avaient précisémentl’esprit des compilateurs. Ils écrivirent à leur
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