16 C O N Q, U E T E
Le roi ayant ainsi aguerri ses troupes, et forméde nouveaux officiers en Hongrie, en Hollande,en Portugal respecté et vengé dans Rome, nevoyait pas un seul potentat qu’il dút craindre.L’Angleterre ravagée par la peste. Londres ré-duite en cendres par un incendie attribué injuste-ment aux catholiques ; la prodigalité et l’indi-gence continuelle de Charles II, aussi dangereusespour ses affaires que la contagion et l’incendie,mettaient la France en fureté du côté des An-glais. L’empereur réparait à peine l’épmsementd’une guerre contre les Turcs. Le roi d ? EspagnePhilippe IV mourant, et fa monarchie aussi faibleque lui, laissaient Louis XIV le seul puissantet le seul redoutable. II était jeune, riche,bien servi, obéi aveuglément, et marquait l’iin-patiençe de se signaler et d’étre conquérant.
CHAPITRE VIII.
Conquête de la Flandre.
I-/OCCASIOX se présenta bientôt à un roi quila cherchait. Philippe [Via n beau-père mourut :il avait eu de sa première femme, sœur deLouis XIII , cette princesse Marie-Tbèrèse ma-riée à son cousin Louis XIV; mariage par lequella monarchie espagnole est enfin tombée dans lamaison de Bourbon, si long temps son ennemie.De son second mariage avec Marie-Anne d’Autri-che était né Charles II, enfant faible et mal-sain,héritier de la couronne et seul reste de trois enfansmâles , dont deux étaient morts en bas âge.