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CONQUETE
On gagna d’abord quelques citoyens par desprésen.ret des espérances. On s’assurarabbé,/twzdeVuttez>We, frère de celui qui, ayant insulté àl^ondres Fambassadeur de Fiance , avait procuré,par cetoutrage , l’humiliation de la branche d’Au-triche-espagnole. Cet abbé , autrefois officier,puis chartreux, puis long-temps musulman chezles Turcs, et enfin ecclésiastique , eut paroled’être grand-doyen et d’avoir d’autres bénéfices.On acheta peu cher quelques magistrats, quelquesqfficiers; et à la fin même le marquis d 'Tenuegouverneur-générai devint íi traitable qu’il ac-cepta publiquement après la guerre une grossepension et le grade de lieutena.nt-général en Fran-ce. Ces intrigues secrètes , à peine commencées ,furent soutenues par vingt mille hommes. Be-sançon , la capitale de la province, est investiepar le prince de Condé: Luxembourg court àSalins : le lendemain Besançon et Salins se ren-dirent. Besançon ne demanda pour capitulationque la conservation d un S 1 Suaire fort révéré danscette ville ; ce qu’on leur accorda très-aisément.Le roi arrivait à Dijon. Louvoù , qui avait volésur la frontière pour diriger toutes ces marches,vient lui apprendre que ces deux villes font assié-gées et prises. Le roi courut aussitôt se montrer àla fortune , qui fesait tout pour lui.
II alla assiéger Dole en personne. Cette placeétait réputée forte : elle avait pour commandantle comte de Montrevel , homme d’un grand cou-rage, fidelle par grandeur d’ame aux Espagnolsçiu’il haïssait, et au parlement qu’il méprisait. II.n’avait pour garnison que quatre cents soldats .et