go C O N Q, u E T E
côtés. Louis XIV passa fur un pont de bateauxavec l’ínfanteríe , après avoir dirigé lui-mêrnctoute la marche.
Tel fut ce passage du Rhin, action éclatanteet unique, célébrée alors comme un des grandsévéncmens qui dussent occuper la mémoire deshommes. Cet air de grandeur dont le roi relevaittoutes ses actions , ie bonheur rapide de ses con-quêtes , la splendeur de son règne, l'idolârrie deses courtisans, enfin le goût que lepeuple,et fur-toutíes Parisiens, ont pour l’exagérntion, joint à igno-rance de h guerre où l’on est dans l’oiíìveté desgrandes villes ; tout cela fit regarder à Paris lepassage du Rhin comme un prodige qti’on exa-gérait encore. L’opinion commune était que toutel’armée avait passé ce íieuve à la nage, en présenced’une armée retranchée, et malgré 1 artillerie duneforteresse imprenable , appelée ie Tbolus. II étaittrès-vrai .que rien n’était plus imposant pour lesennemis que ce passage, et que s’its avaient eu uncorps de bonnes troupes à Pautre bord, l’entre-prife était très-pérílleuse.
Dès qu’on eut passé le Rhin , on prit Doesbourg,Zutphen , Aanhcim , Nofembourg , Nimègue ,Shenk, Homme!, Crevecœur, etc. II n’y avaitguère d’beures dans la journée , où le roi ne reqûtla nouvelle de quelque conquête. Un officier nom-mé Mazel mandait à AI. de Titrmne : “ Si vous« voulez m’envoyer cinquante chevaux, je pourrai,j prendre av.ec cela deux ou trois places. "
Utrecht envoya ses clefs f, et capitula aveetoute la province qui porte son nom. Louis fit for.
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