DELA HOLLANDE. ç?
courage d’esprit, qui prend les partis extrêmesdans les maux fans remède. Ils firent percer lesdigues qui retiennent les eaux de la mer. Les mai-sons de'eampagne, qui font innombrables autourd’Amsterdam, les villages, les villes voisines,Leide, Délit, furent inondées. Le paysan nemurmura pas de voir fes troupeaux noyés dansles campagnes. Amsterdam fut comme une vasteforteresse au miiieu des eaux, entourée de vais-seaux de guerre, qui eurent assez d’eau pour í'eranger autour de la ville. La disette fut grandechez ces peuples; ils manquèrent fur-tout d eaudouce ; elle fe vendit six fols la pinte: mais cesextrémités parurent moindres que f esclavage.C’est une chose digne de f observation de la posté-rité , que la Hollande ainsi accablée fur terre, etn’étant plus un Etat, demeurât encore redoutablesur la mer. C’était lelément véritable de cespeuples.
Tandis que Louis XIV passait le Rhin et pre-nait trois provinces, l’amiral Ruyter avec envi-ron cent vaisseaux de guerre et plus de cinquantebrûlots, alla chercher près des côtes d’Angleterreles flottes des deux rois. Leurs puissances réuniesn’avaient pu mettre en mer une armée navaleplus forte que celle de la république. Les Anglaiset les Hollandais combattirent comme des nationsaccoutumées à fe disputer Y empire de FOcéan.Cette bataille,f qu’on nomme de Soibaie, duraun jour entier. Ruyter , qui en donna le signal,attaqua le vaisseau amiral d’Angleterre, où était leduc Î^Yorck, frère du roi. La gloire de ce combat1 7 juin Ií7l.