EN FLANDRE.
8 ?
mais ccs jeunes gens, conduits pav un cornettenommé Moìjsac , se mirent en bataille derrièredes charrettes ; et tandis que les troupes qui ve-naient se formaient sans précipitation , d’autresmousquetaires «'emparaient des maisons voisines,pour protéger par leur feu ceux qui étaient dansla rue.- on donnait des otages de part et d’autre :le conseil de ville «'assemblait; on députait versle roi : tout cela se fesait sans qu’il y eût rien depillé , fans confusion , fans faire de fautes d’au-cune espèce. Le roi fit la garnison prisonnièrede guerre et entra dans Valenciennes étonnéd’en être le maître. La singularité de l’action aengagé à entrer dans ce détail.
11 eut encore la gloire de prendre Gand en qua-tre jours et Ypres en sept f. Voilà ce qu’il fitpar lui-même. Ses succès furent encore plusgrands par ses généraux.
Du côté de l’Allemagne, le maréchal duc deía-xemboivrg laiílà d'abord, à la vérité, prendre ftPhilipsbourg à fa vue,essayant en vain de la secou-rir avec une armée de cinquante mille hommes. Legénéral qui prit Philipsbourg était CharlesV , nou-veau duc de Lorraine, héritier de son oncle Char-les IV et dépouillé comme lui de ses Etats. II avaittoutes les qualités de son malheureux oncle, fansen avoir les défauts. II commanda long-temps lésarmées de i’Empire avec gloire: mais malgré la pri-se de Philipsbourg, et quoiqu’il fut à la tète de soi-xante mille combattans, il ne put jamais rentrer
t 9 mars ,678. -S nurs.
it Stptsmbre > 576 ,