de la bataille. Monsieur chargea avec une valeuret une présence d’esprit, qu’on n’attendait pasd’un prince efféminé. Jamais on ne vit un plus- grand exemple, que le courage n’est point incom-patible avec la mollesse. Ce prince qui s’habillaitsouvent en femme, qui en avait les inclinations,
, agit en Capitaine eten soldat. Le roi son frère parutjaloux de fa gloire. II parla peu à Monsieur de savictoire, f II n’alla pas même voir le champ de ba-taille , quoi qu’ilse trouvât tout auprès. Ouelquesserviteurs de Monsieur , plus péuétrans que lesautres , lui prédirent alors qu’il ne commanderaitplus d’armée, et ils ne se trompèrent pas.
Tant de villes prises, tant de combats gagnésen Flandre et en Allemagne, n’étaient pas les seuls. succès de Louis XIV dans cette guerre. Le comtede Scbomberg et le maréchal de Navailles battaientles Espagnols dans le Lampourdan au pied desPyrénées. On les attaquait jusque dans la Sicile.
La Sicile, depuis le temps des tyrans de Syra-' cuse, sous lesquels au moins elle avait été comptée; pour quelque chose dans le monde, a toujours été
- subjuguée par des étrangers ; asservie successive-ment aux Romains , aux Vandales, aux Arabes ,aux Normands fous le vasselage des papes,auxFran-
■ qais, aux Allemands, aux Espagnols ; haïssant pres-que toujours ses maîtres, se révoltant contr eux,sans faire de véritables efforts dignes de la liberté,et excitant continuellement des séditions pour
- changer de chaînes^
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T. I y. Siècle. Tome lí. Ft