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PUISSANCE
Le roi, craint par-tout, ne songea qu’à se fairecraindre davantage. 11 portait enfin sa marine au-delà des espérances des Français s et des craintesde l’Europe. II eut soixante mille matelots f t- Deslois, aussi sévères que celles de la discipline desarmées f tt de terre, retenaient tous ces hommes■grossiers dans le devoir. L’Angleterre et la Hol-lande, ces puissances maritimes, n’avaient ni tantd’hommes de mer, ni de si bonnes lois. Des com-pagnies de cadets dans les places frontières, etdes gardes-marines dans les ports, furent insti-tuées et composées de jeunes gens, qui appre-naient tous les arts convenables à leur profession,fous des maîtres payés du trésor public.
Le port de Toulon sur la Méditerranée fut con-struit à frais immenses, pour contenir cent vais-seaux de guerre, avec un arsenal et des magasinsmagnifiques. Sur l’Océan, le port de Brest se for-mait avec la même grandeur. Dunkerque, leHavre-de-Grace se remplissaiènt de vaisseaux. Lanature était forcée à Rochefort.
Enfin le roi avait plus de cent vaisseaux de ligne,dont plusieurs portaient cent canons et quelques-uns davantage. Ils ne restaient pas oisifs dans lesports. Ses escadres, fous le commandement de Dit-Qutne, nettoyai entlesmers infestées parles corsai-res de Tripoli et d'Alger.II se vengea d'Alger avecle secours d’un art nouveau,dont la découverte futdue à cette attention qu’il avait d’exciter tous lesgéniesdefonsiècle.Cetart funeste,mais admirable,
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