IZO JACQUES M PROTÉGÉ
Jacques firent tout. Ceux qui aiment à voir dans laconduite des hommes les causes des événemens.remarqueront que le roi Guillaume , après favictoire, fit publier un pardon général, et quele roi Jacques vaincu , en passant par une petiteville nommée Gallowai, fit pendre quelques ci-toyens qui avaient été d’avis de lui fermer lesportes. (26) De deux hommes qui fe conduisaientainsi,il était bien aisé de voir qui devait remporter.
11 restait à Jacques quelques villes en Irlande ,entr’autres Limerick où il y avait plus de douzemiileíoldats. Le roi de France, íbutenanttoujoursla fortune de Jacqsies , fit palier encore trois millehommes de troupes réglées dans Limerick. Fot\rsurcroît de libéralité , il envoya tout Ce qui peutservir aux besoins d’un grand peuple et à ceux des, soldats. Quarante vaisseaux de transport, escortesde douze vaisseaux de guerre, apportèrent tousles secours poflìb les en hommes, en ustensiles,en équipages ; des ingénieurs, des cannoniers,.desbombardiers, deuxcentsmaçons; desselles,des brides, des housses pour plus de vingt millechevaux ; des canons avec leurs affûts ; des fusils,des pistolets, des épées pour armer vin gt-six millehommes: des vivres; des habits et jusqu’à vingt-fix mille paires de souliers. Limerick assiégée,.mais munie de tant de secours, espérait de voirson roi combattre pour sa défense. Jacques ne.vint point. Limerick se rendit : les vaisseauxfrançais retournèrent encore vers les côtes d’Irlan-
(26 ) Ou nie ce faìt dans les mémoires de Bsrwiek 3 età'Alrympie n'en parle point. On peut voir d'ins ce dernierhistorien ìes détails de la conduite de Guillaume, a'ii tutpaiiúiiue ct dur, htu'j.oup plus <jce généreux.