LOUIS XIV jusou’a 1697. ï55
d’une armée d’observation qui avait arrêté !essecours du roi Guillaume , arrêtèrent alors né-cessairement ceux du maréchal de Viíieroi.
Le maréchal de Boufflers , le comte de GGis-card gouverneur de la ville, le comte du Cbà-telet de Lomont commandant de l’infanterie, tousles officiers et les soldats défendirent la ville avecune opiniâtreté et une bravoure admirable , quine recula pas la prise de deux jours. Quand uneville esc assiégée par une armée supérieure, queles travaux sont bien conduits, et que la saisonest favorable, on sait à peu-près en combien detemps elle fera prise, quelque vigoureuse que ladéfense puisse être. Le roi Guillaume se renditpiaitre de la ville et de la citadelle f, qui luicoûtèrent plus de temps qu’à Louis XlV.
Le roi, pendant qu'il perdait Namur, fit bom-barder Bruxelles ; vengeance inutile , qu'11 pre-nait fur le roi d’Espagne , de ses villes bombar-dées , par les Anglais. Tout cela lésait une guer-re ruineuse et funeste aux deux partis.
L'est , depuis deux siècles, un des effets del’industrie et de la fureur des hommes, que lesdésolations de nos guerres ne se bornent pas ànotre Europe. Nous nous épuisons d’hommes etd’argent, pour aller nous détruire aux extrémi-tés de l’Asie et de l’Amérique. Les Indiens, quenous avons obligés par force et par adresse à re-cevoir nos étabiiffemens, et les Américains dontnous avons ensanglanté et ravi le continent, nousregardent comme des ennemis de la nature hu-t Septembre ILS5-