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droits: je dis seulement que, s’il y a quelquejustice fuir la terre , il n’apparteriaít pas à îa filleet au gendre du roi Jacques de le chasser de famaison. Cette action serait horrible entre des par-ticuliers : l’intérct des peuples semble établir uneautre morale pour les princes.
CHAPITRE XVII.
Traité avec la Savoie. Mariage du duc de Bour-gogne. Paix de Rysoick. Etat de la France etde s Europe. Mort et tejïament de Charles JIroi d I\j'pagnê.
France conservait encore sa supériorité surtous ses ennemis. Elle en avait accablé quelques-uns, comme la Savoie et le Palatinat. Elle se fait iaguerre fur les frontières des autres. C’était uncorps puissant et robuste, fatigué d’uné longuêrésistance, et épuisé par ses victoires. Un coupporté à propos i'eút fait chanceler. Quiconquea plusieurs ennemis à la fois ne peut avoir à lálongue de salut que dans leur division ou dans lapjiix. Louis XIP obtint bientôt su n etl’autre.
Victor~Amédèe duc deSavoie était celui de touíles princes, qui prenait le plutôt son parti, quandils’agiffait de rompre ses engagemens pourses in-térêts. Ce fut à lui que la cour de France s’adressa.Le comte de Teffe, depuis maréchal de France,homme habile et aimable, d’un génie fait pourplaire, qui est le premier talent des négociateurs,agit d’abord sourdement à Turin. Le maréchal deCatinat , aussi propre à faire la paix que la guerre,acheva la négociation. U n’était pas besoin de