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moment où fa femme n’était pas auprès de luipour le faire signer. C’est ainsi que toute cetteintrigue fut terminée.
L’Europe a pensé que ce testament de Charles IIavait été dicté à Versailles. Le roi mourant n’avaitconsulté que l’intérêt de son royaume, ies vœuxde ses sujets , et nième leurs craintes ; car le roide France lésait avancer des troupes fur la fron-tière , pour s’assurer une partie de l'héritage, tan-dis que le roi moribond se résolvait.à lui tout don-ner. Rien n’est plus vrai que la réputation deLouis XIV etl’idée de fa puissance furent les seulsnégociateurs qui consommèrent cette révolution.
Charles d? Autriche, après avoir signé la ruinede fa maison et la grandeur de celle de France,languit encore un mois, et acheva enfin à l’âge detrente-neuf ans f la vie obscure qu’il avait menée surle trône. Peut-être n’est-il pas inutile , pour faireconnaître lefprit humain, de dire que quelquesmois avant fa mort ce monarque fit ouvrir à l’escu-rial les tombeaux de son père, de sa mère et de sapremière femme, Maríe-Louise d'Orlçans , dont ilétait soupçonné d’avoir souffert l’empoisonnement.{qq~)\\ baisa ce qui restait de ces cadavres, soitqu’eticela il suivît l’exemple de quelques anciens rois
ils lui font tenir un long discours pour y disposer ce monar-que :“maìs 011 voit que tout écait déjà préparé et réglé dès lsmois <lejuillet. Qui pourrait d’ailleurs savoir ce Hue dillecardinal Portocarrero au roi tête à tête?
f i novembre 1700.
(qq) Voyez le chapitre des anecdotes.