SUCCESSEUR I>E CHARLES Iï. l8z
cette succession. Gn s’est cru obligé de faire con-naître la simple vérité dhm fait jusqu’à présentobscurci par tant de ministres et dlristoriens,séduits par leurs préjugés et par les apparencesqui séduisent presque toujours. Tout ce qu’on adébité dans tant de volumes., d’argent répandupar le .maréchal d 'Harcourt , et des ministresespagnols gagnés pour faire signer ce testament,est au rang des mensonges politiques et des erreurspopulaires. Mais de roi d’Espagne, en choisissant•pour son héritier le petit-fils d’un roi si long tempsson.ennemi , pensait toujours aux suites que l’idéed’un équilibre général devait entraîner. Le ducd’Anjou, petit fils de Louis XIV, n’était appeléà la succession d’Espagne que parce qu’il ne devaitpas espérer celle de France; et le même testamentqui, au défaut des puînés du sang de Lorrir XIV,rappelait l’archiduc Charles., depuis ì’empereurCharles VI, portait expressément que l’Empìre-et l’Espagne ne seraient jamais réunis fous unmême souverain.
Louis XIV pouvait s’en tenir enpore au traitéde partage, qui était un gain pour la France. 11pouvait accepter le testament qui était un avan-tage pour fa maison. II est certain queîa matièrefut mise en délibération dans un conseil extraor-dinaire. Le chancelier d e Poíztcbartrœin et le ducde BeauvìHiers furent d’avis de s’en tenir au traité;ils voyaient les dangers d’une nouvelle guerre àsoutenir. (29 ) Louis les voyait aussi.; mais ,il
(a 9) A ne considérer çlus la justice., cette stuestionttait