Iy8 ETAT DE LA FRANCE
dit-il, ( yy ) ì e vous formerai de mime. II en dità peu près autant à Chamillart. Un roi qui avaittravaillé si long-temps et íì heureusement semblaitavoir droit de parler ainsi ; mais fa confiance enses lumières le trompait.
A l’égard des généraux qu’il employait, ilsétaient souvent gênes par des ordres précis,comme des ambassadeurs qui ne devaient pas«'écarter de leurs intimerions. 11 dirigeait avecChamillart , dans le cabinet de M me de Main-tenonAns opérations de la campagne. Si le généralvoulait faire quelque grande entreprise, il fallaitsouvent qu’il en demandât la permission par uncourrier, qui trouvait à son retour , ou l’occaiìonmanquée ou le général battu. (33)
tyy'. Voyez îes mémoires manuscrits de Danptaui oti !eícite ici paree que ce fait rapporté par eux a été souvent con-firmé par íe maréchal de la Feulilade ^ gt n cire du secrétaired’Etat Chamillart . Louis XIV n’avait que trois ans plusque Louvois j à !a mort tic Ma^arin le roi avait vingt-troisans, Louvois er» avait vingt, et était depuis plusieurs annéesadjoint de í'on père dans la place de ministre de la guerre.
(33) De maréchal de Berwick rapporte dans ses mémoiresque Louis XIVYa'j'dnt consulté sur un plan imaginé parChamillart pour la campagne de i?c8, et dont Inexécutiondevait être confiée au maréchal, il ii’eut pas de peine à enfaire voir le ridicule au roi , qui ne put s’empêcher de luidire en riant : Chamillart croit en savoir beaucoup plus qu'au.cun général , mais il n y y entend rien du tout. CependantChamillart resta eneore'ministi e , et dans !a même campagneLouis XIV renvoya eu Flandre pour prononcer entre leduc de Vendôme et le maréchal de Berwick fur les moyens^empêcher la prise de Lille.