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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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plus occupé, étant général d’armée, de l’fcon-neur et du plaisir de commander que des desseinsd’un grand capitaine. 11s lui reprochaient unattachement à ses opinions qui ne déférait auxavis de personne.

II vint en Italie donner des ordres au maréchalde Catinat , et des dégoûts au duc de Savoie. IIlésait sentir qu’il pensait en effet qu'u n favori deLouis XIV , à la tête d’une puissante armée,était fort au-deffus d’un prince : il ne l’appelaitque Mons de Savoie : il le traitait comme ungénéral à la solde de France, et non commeun souverain, maître des barrières que la naturea mises entre la France et l’Italic, L'amitié de cesouverain ne fut pas aussi ménagée qu’elle étaitnécessaire. La cour pensa que la crainte serait leíèul nœud qui le retiendrait, et qu’une armée fran-qaise, dont environ six à sept mille soldats piémon-tais étaient fans cesse environnés, répondrait de fafidélité. Le maréchal de Villeroi agit avec lui com*me son égal dans le commerce ordinaire, et commeson supérieur dans le commandement. Le duc deSavoie avait le vain titre de généralissime ; maisle maréchal de Villeroi l’était. 11 ordonna d’abord

pag. toi, tom. III destnémoires de Mine de Moint nonVilleroi le fastueux, qui amusait les femmes avec tant delégèreté y et qui disait à ses gens, avec tant â\ rrogance:A-t-an mis de V or dans mes poches? Comment attri-

buer, je ne dis pas à un grand seigneur, mais à un hommebien élevé, ces paroles qu’on attribuait aimes us à unfinancier ridicule? Comment peut-il parler de tant d’hotn-mes du. siècle passé, du ton d’un homme qui les auraitvus? et comment petît-on écrire si insolemment de tellesindécences, de telles faussetés et de telles sottises?