guère plus de huit mille hommes dans cettejournée. Ses ennemis en laissèrent environ vingtet un mille tués ou blessés ; mais le centre étantforcé , les deux ailes coupées, ceux qui avaientfait le plus grand carnage furent les vaincus.
Le maréchal de Boufflers (q) fit la retraite en
(q) Dans le livre intitulé Mémoires du maréchal deBerwìck , il est dit que le maréchal de Berwìck fit cetteretraite. C’est aiuíì que tant de mémoires font écrits. Ontrouve dans ceux de madame de Mainunon par la Beau•melle , tome V, page 99 » que les alliés accusèrent lemaréchal de ViUars de s’itre blejsé luLmême, et que lesFrançais lui reprochèrent de s , ctre retiré trop tót. Ce fontdeux impostures ridicules. Ce général avait reçu un coupde carabine au.dessous du genou, qui lui fracassa l'os, etqui le fit boiter toute fa ; ie Le roi lui envoya lé S r Maréchalson premier chirurgien , qui seul empêcha qu’on lui coupâtla cuisse. C’est ce que je tiens de la bouche de M. le maréchalde ViUars e t de ce chirurgien célèbre; c’est ce que tous lesofficiers ont su ; c’est ce que M. ie duc de ViUars daigneme confirmer par ses lettres. U «'oppose que le mépris auxsottises insolentes et calomnieuses de La Beaumelle.
N. B- Les mémoires de Berwìck dont parle M. d tVoltairtfie font pas le même ouvrage que nous avons cité dans nosilotes. Le’maréchal de Berwìck défendit le Dauphiné et laProvence contre le duc de .-Savoie pendant Us campagnesde 1709j 1710, 17 1 r, et 17I2, avec beaucoup de succèset malgré une grande infériorité de forces. Ces campagnes»pendant lesquelles il n’y eut aucune action d’éclat, lui ontfait plus d’honneur auprès des militaires que la victoireá’Aîntanza et la prise de Barcelone ; et Pont placé, dans^opinion des hommes éclairés, fort au-deflus de plusieursgénéraux qui onteu des succès plus brillans. II fut envoy*en Flandre après la bataille de Malplaquet, pour faire leverIe siège de Mons; entreprise qu’il ne trouva point prati-cable. C’est ce qui a trompé Fauteur des faux mémoires delerwick. M. de Voltaire ne parle point de ces* campagnesde Dauphine ; mais il avait passé fa jeunesse chez lesprinces de Vendôme et cher le maréchal de ViUars quin’aiautUnt pas le maréchal de Berwìck.