MALHEURS DE LA F E AH CE ete. 28 Z
I’humiliation jusqu’à promettre que le roi donneraitdePargent pour détrôner Philippe V, et ne furentpoint écoutés. On exigea que Louis XIV , pourpréliminaires, s’cngageât seul à chasser d’Espagneson petit-fils dans deux mois par la voie des armes.Cette inhumanité absurde beaucoup plus outra-geante qu’un refus, était inspirée par de nouveauxsuccès.
Tandis que les alliés parlaient ainsi en maîtresirrités contre la grandeur et la fierté de Louis XlVégalement abaissées, ils prenaient la ville deDouai. Us s’emparèrent bientôt après de Béthune,d'Aire, de Saint-Venant ; et le lord St air proposad’envoyer des partis jusqu’à Paris.
Presque dans le même temps, l’arméede l’arehi'duc commandée en Espagne par Gui de Starem-berg, le général allemand qui avait le plus de répu-tation après le prince- Eugène , remporta près deSaragosse f une victoire complète fur Parmée enqui le parti de Philippe V avait mis son espérance,à la tête de laquelle était le marquis de Bay, généralmalheureux, On remarqua encore que les deuxprinces qui se disputaient PEspagne , et qui étaientl’un et l’autre à portée de leur armée, ne setrouvèrent pas à cette bataille. De tous les prin-ces pour qui on combattait en Europe, il n’y avaitalors que le duc de Savoie qui fît la guerre par lui-même. U était triste qifil n’acquît cette gloire qu’encombattant contre ses deux filles, dont il voulaitdétrôner Pune pour acquérir en Lombardie unpeu de terrain , fur lequel l’empereur Josepht aoút 17 ìo.