PAIX D’U T R E C H T. 303
bler le port de Dunkerque , objet de tant de ja-lon lies. L’Efpagne la laissait en possession de Gi-braltar et de fse Minorque. La France lui aban-donnait la baie d'Hudson, l’île de Terre-Neuveet l’Acadie. Elle obtenait pour le commerce enAmérique des droits qu’on ne donnait pas auxFrançais, qui avaient placé Philippe ^íur letrône. ìl faut encore compter parmi les articlesglorieux au ministère anglais, d’avoir fait con-sentir Louis XIV à faire sortir de prison ceux dese5 propres sujets qui étaient retenus pour leurreligion. C’était dicter des lois , mais des loisbien respectables.
Enfin la reine Amie, sacrifiant à fa patrie lesdroits de son sang et les secrètes inclinations deson cœur, fefait assurer et garantir sa successionà la maison de Hanovre.
Quaiit aux électeurs de Bavière et de Cologne,le duc de Bavière devait retenir le duché de Lu-xembourg et le comté de Namur, jusqu’à ce queson frère et lui fussent rétablis dans leurs électo-rats ; car l’Espagne avait cédé ces deux souve-rainetés au bavarois en dédommagement de sespertes, et les alliés n’avaient pris ni Namur niLuxembourg.
Pour la France, qui démolissait Dunkerque etqui abandonnait tant de places en Flandre, au-trefois conquises par ses armes , et assurées parles traités de Nimègue et de Rifviek, on lui ren-dait Lille, Aire, Béthune et Saint-Venant.
Ainsi il paraissait que le ministère anglais ren-dait justice à toutes les puissances. Mais les