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T.a nation castillane monttaun attachement inébranlable•pour Philippe V. Lorsque les troupes de l’archiditc traver-sèrent la Castille , elles la trouvèrent presque déserte; le-peuple fuyait devant elles , cachait ses vivres pour n’êtrepas obligé de leur en vendre ; les soldats qui s’écartaientétaient tués par les paysans. Les courtisannes de Madrid setendirent en foule an camp des Anglais et des Allemands ,dans l’intention d’y répandre le poison que les compagnonsde Colemh avaient porté en Espagne. ( Mém. de St Philippe.)A peine sortis d’une ville , les partisans de l’archiduc enten-daient le bruit des réjouissances que le peuple fesait en l’hon-l’.eur de Philippe. Mais la nation atragonaise penchait pourl’archiduc. La haine entre les deux nations semblaits’êtreréveillée. Les espagnols des deux partis montrèrent danscette guerre le même caractère qu’ils avaient déployé dansleurs guerres contre les Carthaginois et les Romains. Ladomination de Rome, des Goths et des Maures, la révo-lution dans la religion et dans le gouvernement ne Lavaientp oint changé. Elu sieurs villes fe défendirent comme Sagonteet comme Numance ; mais comme dans ces anciennesépoques, nulle réunion entre les diftërens cantons, nuleffort suivi et combiné: cette force de caractère ne se mon-trait que quand ils étaient attaqués, et alors elle devenaitindomptable.
Les Catalans furent dépouillés de leurs privilèges ; hen*reniement ces prétendus privilèges n’étaient que des droitsaccordés aux villes et aux riches, aux dépens des campagneset du peuple. Depuis leur destruction , l’induftrie de cettenation s’est ranimée ; l’agriculture, les manufactures, lecommerce ont fleuri; et l’orgueil de la victoire a ordonnéce que dans un temps plus éclairé un gouvernement paterneleût voulu faire.
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î. 19. Siècle. Tonielf.