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II avait aîors un singulier projet, dont fa móítíubite sauva la France. C’était de rappeler Lajs,.réfugié et oublié dans Venise, et de faire revivreson système, dont il comptait rectifier les abuste augmenter les avantages. Rien ne put jamaisle détacher de Fidée d’une banque générale,«hargée de payer toutes les dettes de F Etat. L'ex-emple de Venise, de la Hollande, de l’Angleterre,lui fesait illusion. Son secrétaire Melon , espritsystématique, très-éclairé, mais chimérique, luiavait inspiré ce dessein et Fy confirmait de jour«n jour. II oubliait la différence établie par lanature entre le génie des Français et des peuples«zu'on voulait imiter; combien de temps il foutpour faire réussir de tels établissemens ; que lanation était alors plus révoltée contre le systèmede Lnfi qu’elle n’en avait été d’abord enivrée ;et que La.fi, revenant une seconde fois boule-,'verser la France avec des billets, trouverait des■ennemis plus en garde, plus acharnés et pluspuissans qu’il n’en avait eu à combattre dans sespremiers prestiges.
La contemplation com rouelle de cette grandeentreprise qui séduisait Je duc d Orléans, et celledes orages qu’il allait exciter, allumèrent sonsang. Les plaisirs de la table et de i’amour dé-rangèrent fa santé davantage. 11 fut averti parune légere attaque d’apopiexie qu’il négligea, etqui lui en attira une seconde !e 2 décembre 1723■a Versailles. II mourut a u moment qu’il en futfrappe.
Son fils , le duc de Chartres, d’un caractèreSubie et bizarre, plus fait pour une cellule à