A M. DE SCHULLEMBOURG. II
de la Motraye m’avait repris fur tous cés faitsavec une confiance qui me persuadait qu’ilavait raison ; cependant ils font tous confirméspar les mémoires de M. Adlerfeld.
J’y trouve aussi que le roi de Suède mangeaquelquefois, comme je l’avais dit, avec le roiAztgufle qu’il avait détrôné, et qu’il lui donnala droite. J’y trouve que le roi Auguste et leroi Stanislas fe rencontrèrent à fa cour et fesaluèrent sans fe parler. La visite extraordi-naire que Charles A’Y/rendit à Auguste à Dresde,en quittant ses Etats, n’y est pas omise. Lebon mot même du baron de Stralbeim y est citémot'pom mot, comme je Pavais rapporté*Voici enfin comme on parle dans la préíàcedu livre de M- Adlerfeld,
í£ Quant au sieur de la Motraye , qui s’est), ingéré de critiquer M. de Voltaire , la lecturej, de ses mémoires ne servira qu’à le confondre„ et à lui faire remarquer ses propres erreurs,„ qui font en bien plus grand nombre que,, celles qu’il attribue à son adversaire. ”
II est vrai, Monsieur, que je vois évidem-ment par ce journal que j’ai été trompé furles détails de plusieurs événemens militaires.J’avais à la vérité accusé juste le nombre destroupes suédoises et moscovites à la célèbrebataille de Narva ; mais dans beaucoup d’autresoccasions j’ai été dans l’erreur. Le temps,comme vous savez, est le père de la vérité;je ne fais même si on peut jamais espérer de