68 HISTOIRE DE CHARLES XT1
comte de Piper et Pambassadeur entrèrent, (b)On s’avanqait fous les coups de canon des vais-seaux, qui favorisaient la descente. Les bateauxde débarquement n’étaient encore qu’à troiscents pas du rivage. Charles XII, impatient de: ne pas aborder assez près, ni assez tôt, se jettede sa chaloupe dans Ja mer , l’épée à la main ,ayant de Peau par-delà la ceinture : ses minis-tres , Pambassadeur de France, les officiers, lessoldats suivent aussi-tôt son exemple, et mar-chent au rivage, malgré une grêle de mousque-tades. Le roi , qui n’avait entendu de fa vie demousqueterie chargée à balle, demanda au major,général qui se trouva auprès de lui, ce
que c’était que ce petit sifflement qu’il entendaità ses oreilles ? “C’estle bruit que font les balles,, de fusil qu’on vous tire , lui dit le major. "Bon , dit le roi, ce fera . « dorènavantma mufîque.Dans le même moment le major , qui expliquaitle bruit des moufquetades, en requt une dansl’épaule ; et un lieutenant tomba mort à Pautrecôté du roi.
II est ordinaire à des troupes attaquées dansleurs retranchemens d’être battues, parce queceux qui attaquent ont toujours une impétuo-sité que ne peuvent avoir ceux qui se défen-dent, et qu’attendie les ennemis dans seslignes , c’est souvent un aveu de sa faiblesse etde leur supériorité. La cavalerie danoise et lesmilices s’enfuirent après une faible résistance.Le roi, maître de leurs retranchemens , se jeta(fij Copié mot pour motpar le I*. Barre, tome X, page ZKS»