ROI D, E SUEDE. 8z
j, sés, tués par milliers, nous qui soajmes ton„ peuple. Comme il est impossible que cela soit„ arrivé sans sortilège et enchantement, nous„ te supplions, ò grand S‘ Nicolas , d’être notre« champion et notre porte-étendard, de nous3, délivrer de cette foule de sorciers, et de les„ chasser bien loin de nos frontières avec la,3 récompense qui leur est due. "
Tandis que les Russes se plagnaient à S ! NUtoìas de leur défaite , Charles XII fesait rendregrâces à dieu, et íe préparait à de nouvelles,victoires.
Le roi de Pologne s’attendit bien que sonennemi, vainqueur des Danois et des Mosco-vites, viendrait bientôt fondre fur lui. Useligua plus étroitement que jamais avec le czar,Ces deux princes convinrent d une entrevue ,pour prendre leurs mesures de concert. Ils sevirent à Birzen, petite ville de Lithuanie, fansaucune de ces formalités qui ne servent qu’àretarder les affaires, et qui ne convenaient niâ leur situation ni à leur humeur. Les princesdu Nord se voient avec une familiarité qui n’estpoint encore établie dans le midi de l’Europe.Pierre et Auguste passèrent quinze jours ensem-ble dans des plaisirs qui allèrent jusqu’à l’excès :carie czar, qui voulait réformer fa nation , neput jamais corriger dans lui-même son penchantdangereux pour la débauche.
Le roi de Pologne s'en gagea à fournir au czarcinquante mille hommes de troupes allemandes,qu’on devait acheter de divers princes, et que