ISO HISTOIRE DE CHARLES XII
parles généraux suédois, et ne trouvant plusrien à piller, ils s’en retournèrent par troupesdans leur pays. A l’égarddes débris de l'arméesaxonne battue à Riga, le roi Auguste les envoyahiverner et se recruter en Saxe, afin que cesacrifice, tout forcé qu’il était, pût ramener àlui la nation polonaise irritée.
Alors la guerre se changea en intrigues. Ladiète était partagée en presque autant de fac-tions qu’il y avait de palatins. Un jour les inté-rêts du roi Auguste y dominaient, le lendemainils y étaient proscrits. Tout le monde criaitpour la liberté et la justice; mais on ne savaitpoint çe que c’était que d’être libre et juste. Letemps se perdait à cabaler en secret, et à haran-guer en public. La diète ne savait ni ce qu’ellevoulait, ni ce qu’elle devait faire. Les grandesCompagnies n’ont presque jamais pris de bonsconseils dans les troubles civils, parce que lesfactieux y font hardis, et que les gens de bieny font timides pour l'ordinaire. La diète sesépara en tumulte le 17 février del’année 1702,,après trois mois de cabales et d'irrésolutions.Les sénateurs, qui font les palatins et les évê-ques, restèrent dans Varsovie. Le sénat de Polo-gne a le droit de faire provifionnellemsnt deslois, que rarement les diètes infirment; ce corpsmoins nombreux, accoutumé auxaffaires, futfeien moins tumultueux , et décida plus vite.
Us arrêtèrent qu’on enverrait au roi de Suèdel’ambaffade proposée dans la diète , que la pos-polite monterait à cheval, et se tiendrait prête