K O I D E í î S D B, ÏOÏ
à tout événement : ils firent plusieurs réglemenspour appaifer les troubles de Lithuanie et plusencore pour diminuer l’autorité de leur roi „quoique moins à craindre que celle de C'.arks.
Auguste aima mieux alors recevoir des loisdures de son vainqueur que de ses sujets. 11 fedétermina à demander la paix au roi de Suède, etvoulut entamer avec lui un traité secret, kî fallaitcacher cette démarche au sénat, qu’iì regardaitcomme un ennemi encore plus intraitable'. L'al-faire était délicate ; il s’en reposa fur la comtessede Konigstnark, suédoise d’une grande naissance,à laquelle ìl était alors attaché. C'eít elle dont1c frère.est connu par fa mort malheureuse , etdont le fils a commandé les armées en Franceavec tant de succès et de gloire. Gette femme,célèbre dans le monde par son esprit et par sabeauté, était plus cíp .ble qu’aucun ministrede faire réussir une négociation. Déplus, commeelle avait du bien dans les Etats dé Charles XII,etqu'elle avait été longtemps à fa cour, elleavait un prétexte plausible d’ailer trouver ceprince. Elle vint donc au camp. des Suédois enLithuanie, et s’adressa d’abord au comte Piper,qui lui promit trop légèrement une audience deson maître. La comtesse, parmi les perfectionsqui la rendaient une des plus aimables person-nes de l’Europe, avait le talent singulier deparler les langues de plusieurs pays qu’ellen’avait jamais vus, avec autant de délicatesseque si elle y était née; elle s’amusait mêmequelquefois à faire des vers français qu’en eût