ROI DE SUEDE. 119
autre côté, le roi de Suède victorieux et tran-quille régnait en effet en Pologne.
Le comte Piper, qui avait dans I'esprit autantde politique que son maître avait de grandeurdans le sien, proposa alors à Charles XII deprendre pourlui-même la couronne de Pologne.II re. resentait combien Pexécurion en étaitfacile avec une armée victorieuse, et un partipuissant dans !e cœur d’un royaume qui luiétait déjà soumis. II le tentait par le titre dedéfenseur de la religion ivangèl que , nom quiflà' tait ('ambition de Charles. II étai. aisé , disait,il, de faite en Pologne ce que Gnflave Fusa avaitfait en Suède, d’y établir le luthéranitme, etde rompre les chaînes du peuple, esclave de lanoblesse et du clergé. Charles fut tenté unmoment; mais la gloire était son idole. II luisacr.fia son intérêt, et le plaisir qu’il eût eud’enleverla Pologne au pape. 11 dit au comtePiper qu’il était plus flatté de donner que degagner des royaumes: il ajouta en souriant:w Vous étiez fait pour être le ministre d’unw prince italien. "
Charles était encore auprès de Thorn , danscette partie de la Prusse royale qui appartientà la Pologne ; il portait de là fa vue fur ce quise passait à Varsovie, et tenait en respect lespuissances voisines. Le prince Alexandre, frèredes deux Sobiesky enlevés en Siicsie, vint luidemander v ngeance. Charles la lui promitd’autant plus qu’il la croyait aisée, et qu’il se ven-geait lui-même. Mais impatient de donner unroi