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avoir violées. II fut même obligé de tuer de famain quelques moscovites qui réécoutaientpoint ses ordres. On montre encore à Nerva ,dans Fhêtel-de-viMe, la table fur laquelle ilposa son épée en entrant; et on s'y ressouvientdes paroles qu'il adressa aux citoyens qui s’yrassemblèrent : “ Ce n’est point du sang des,, habitans que cette épée est teinte, mais dex celui des Moscovites, que z'ai répandu pour,j sauver vos vies. "
Si le czar avait toujours eu cette humanité ;c’était le premier des hommes. II aspirait à plusqu’à détruire des villes : il en fondait unealors peu loin de Nerva même, au milieu deses nouvelles conquêtes ; c’était la ville dePétersbourg, dont il fit depuis fa résidence etle centre du commerce. Elle est située entrela Finlande et l’Ingrie, dans une île maréca-geuse , autour de laquelle la Neva fe divise eaplusieurs bras avant de tomber dans le golfe deFinlande : lui-même traqa le plan de la ville,de la forteresse, du port, des quais qui l’em-bellissent, et des forts qui en défendent Feu-trée. Cette île inculte et déserte , qui n’étaitqu'un amas de boue pendant le court été deces climats, et dans Fhiver qu’un étang glacé,où l’on ne pouvait aborder par terre qu’a traversdes forêts fans route et des marais profonds,et qui n’avait été jufqu’alors que le repaire desloups et des ours , fut remplie en 1703 de plusde trois cents mille hommes que le czaravait rassemblés de ses Etats. Les paysans du