344 HISTOIRE DE CHARLES XII
desseins avec chaleur, lorsqu’ils furent arrêtéstous deux, l’un à De venter en Gueldre, etl’autre à Londres,
Comme Gyllembourg , ambassadeur de Suède ,avait violé le droit des gens, en conspirant contrele prince auprès duquel il était envoyé,-on violafans scrupule le même droit en sa personne. Maison s’étanna que les Etats-Généraux , par unecomplaisance inouïe pour le roi d’Angleterre ,missent en prison le baron de Gortz. 11s chargèrentmême le comte de Welierm del’interroger. Cetteformalité ne fut qu’un outrage de plus, lequeldevenant inutile ne tourna qu’à leur confusion.Gortz demanda au comte de Weldertn s’il étaitconnu de lui? “ Oui, Monsieur, répondit le bol*„ landais. Hé bien, dit le baron de Gortz , si» vous me connaissez, vous devez savoir que je ne„ dis que ce que je veux. " L’interrogatoire ne futguère poussé plus loin : tous les ambassadeurs, maisparticulièrement le marquis de Montelcon, minis-tre d’Eípagne en Angleterre, protestèrent contrel’attentat commis envers la personne de Gortzet de Gyllembourg. Les Hollandais étaient fansexcuse : ils avaient non-seulement violé un droitsacré en arrêtant îe premier ministre du roi deSuède , qui n’avait rien machiné contre eux ;mais ils agissaient directement contre les principesde cette liberté précieuse qui a attiré chez euxtant d’étrangers, et qui a été le fondement deleur grandeur.
A l’égard du roi d’Angleterre, il n’avait rien fait4 ue de juste en arrêtant prisonnier un ennemi. 11 fit