DE L A S S. LZ
d’Etat, avec tine certaine quantité d’argent Iquarante livres numéraires !e marc, recevraientle payement total de leur argent et de leursbillets en valeur numéraire à soixante livres.
Cette opération était absurde et injuste. Voiciquel en était l’effet pernicieux :
Un citoyen portait à la monnaie du roi 2500livres de l’ancienne espèce avec 1000 livres debillets d’Etat. on lui donnait ;.;oo livres de lanouvelle espèce cn argent comptant.; il croyaitgagner, et il perdait réellement, car-on ne luidonnait qu’environ cinquaute-huit marcs fousla dénomination trompeuse de jsoo livres. Iiperdait réellement píûs de quatre marcs, et per-dait en outre la totalité de ses billets.
Le gouvernement fesait encore une plus gran-de perte que les particuliers ; et s’il trompait lescitoyens, il était trompé lui-même ; car dans lepayement des impôts qui se payent en valeurnuméraire , il recevait réellement un tiers demoins. La nation en général supportait encoreun autre dommage par cette altération des mon-naies ; on les refondait chezl’étranger qui don-nait aux Franqais pour soixante livres ct qu’ilavait reçu pour quarante.
Cela prouve évidemment que ni !s régent nile garde des sceaux , malgré leur esprit et leurslumières, n’entendaient rien à !a financequ’ilsn’avaient point étudiée. Le parlement qui fit dejustes remontrances t su régent rs’y entendaitpas davantage. U fit des représentations auflilégitimes que mal conques. 11 ls trompa furt iSMuin 1713.