ET DE LA BOLLE UNIGENITUS. 2§
Noail/es et le marquis de Canillac , en parlant delui au régent, ne rappelaient jamais que l’abbéFripenneau. Ses mœurs, ses débauches, sesmaladies qui en étaient la fuite, fa petite mineet fa baise naissance, jetaient fur lui un ridiculeineffaçable; mais il n’en devint pas moins lemaître des affaires.
II avait pour la bulle Unigmitus plus de mé-pris encore que-les évêques appelans, et quétous les parlemens du royaume ; mais il auraitessayé de faire recevoir l’alcoran, pour peu quel’alcoran eût contribué à son élévation.
C’était un de ces philosophes dégagés despréjugés, élevé dans fa jeunesse auprès de lafameuse Ninon de iEndos. 11 y parut bien à samort qui arriva deux ans après. II avait toujoursdit à ses amis qu’il trouverait le moyen de mourirfans les facremens de l’Eglife, et il tint parole.
Voilà l’homme qui fe mit en tête de faire ceque Louis XIV n’avaitpu, d’obligerle cardinalde Noailles à rétracter son appel de la bulle, etde la faire enregistrer fans restriction au parle-ment de Paris.
IIy avait alors un évêque de Soissons nomméLanguet qui passait pour bien écrire, parce qu’ilfefait de longues phrases , et qu’il citait lespères de l’Eglife à tout propos. C'est le mêmequi fit depuis le livre de Marie à la Coque.Dubois l’engagea à composer un corps de doc-trine, qui pût à la fois contenter les évêquesadhérens au pape, et ne pas effaroucher le partidu cardinal de Noail/es. Languet crut que son.T. J5. Hijì. du Parl.de Paris. T. II. C