ZL DU PARLEMENT, AU TEMPS
trement qu’ils ne pensent, c’est un acte d’auto-rité qu’il est difficile de faire exécuter. Tout leeerps des avocats de Paris et de Rouen signa unedéclaration très-éloquente, dans laquelle ilsexpliquèrent les lois du royaume. Ils cessèrenttous de plaider, jufqu’àceque leur déclarationou plutôt leur plainte eût été approuvée par lacour. Us obtinrent cette fois ce qu’ils deman-daient. De simples citoyens triomphèrent ,noyant pour armes que la raison.
Ce Fut vers ce temps-là que les avocats prirentle titre d ’ordre , ils trouvèrent le terme de corpstrop commun ; ils répétèrent si souvent Perdredes avocats que le public s’y accoutuma, quoi-qu’ils ne soient ni un ordre de l’Etat, ni un ordremilitaire , ni un ordre religieux ; et que ce motfût absolument étranger à leur profession.
Tandis que cette petite querelle nourrissaitl’animosité des deux partis, le tombeau d’undiacre nommé l’abbé Paris , inhumé au cime-tière de S ( Médard, semblait être le tombeaude la bulle.
Cet abbé Paris , frère d’un conseiller au par-lement, était mort appelant, et réappelantdela bulle au futur concile. Le peuple lui attribuaune quantité incroyable de miracles. On allaitprier jour et nuit en franqais fur fa tombe ; etprier djeu en français était regardé comme unoutrage à l'Eglise romaine qui ne prie qu’en latin.
Un des grands miracles de ce nouveau saintétait de donner des convulsions à ceux qui l’in-voquaient. Jamais il n’y eut de fanatisme plusaccrédité.